Quelles sont les complications d’une cystite ?

cystite

Selon les données épidémiologiques, il semble qu’environ 20 à 30% des femmes aient connu une cystite, une inflammation de la vessie, au moins une fois dans leur vie. Mais dans certains cas, le trouble est récurrent et revient plusieurs fois par an. Quels sont les facteurs qui prédisposent les femmes aux cystites et quels sont les remèdes pour la combattre ?

Qu’est-ce que la cystite ?

Selon femannose.com, le terme cystite désigne une inflammation de la vessie, causée dans la plupart des cas par une infection bactérienne. Il s’agit d’une affection très fréquente chez les femmes en âge de procréation: selon les directives, on estime en effet que ” 25 à 35% des femmes âgées de 20 à 40 ans ont connu au moins un épisode de cystite au cours de leur vie et qu’environ un quart d’entre elles développeront une infection récurrente dans les 6 à 12 mois “. Les femmes enceintes, en particulier, font partie des groupes à risque. Elle se produit également chez les hommes. La cystite risques est généralement faible et se résout d’elle-même en quelques jours. Si elle ne se disparaît pas, il existe des produits pour accélérer le processus de guérison, mais il est bon de savoir que la cystite peut se manifester fréquemment (cystite récurrente) ou devenir chronique, de sorte que certaines personnes peuvent avoir besoin d’un traitement à long terme.

Causes possibles

20% des femmes développent au moins un épisode de cystite chaque année, mais chez certaines patientes, les épisodes se répètent fréquemment et on parle alors de cystite récurrente. La cause de la cystite récurrente est à rechercher dans le réservoir bactérien présent dans les selles qui, dans certaines circonstances, peut infecter le bas appareil urinaire, entraînant une inflammation. La probabilité d’une cystite récurrente chez la femme augmente avec le nombre d’épisodes précédents. En d’autres termes, après un phase de cystite aiguë, il y a une sorte d’incapacité de l’organe vésical à se défendre contre l’agression bactérienne et, malgré tout traitement antibiotique, il y a, dans la période qui suit immédiatement, une plus grande probabilité de récidive. Environ 25% des femmes qui ont eu une infection urinaire auront au moins trois rechutes au cours de l’année suivante. Mais l’équation inverse est également vraie: plus l’intervalle entre les épisodes inflammatoires est long, moins les rechutes sont fréquentes. C’est pourquoi il est essentiel de prendre des mesures prophylactiques pour réduire le risque de réinfection.

Prévention de la cystite

Boire beaucoup d’eau et prendre soin de son hygiène personnelle peut aider à prévenir les épisodes de cystite. En plus de ces règles de base, comme indiqué sur le site du ministère de la santé, il est également recommandé de :

  • Videz votre vessie après les rapports sexuels et, si nécessaire, envisagez une autre méthode de contraception que le diaphragme et les crèmes spermicides, surtout en cas d’infections récurrentes.
  • Ne retenez pas votre urine pendant de longues périodes.
  • Maintenir un bon transit intestinal.
  • Aidez-vous en buvant du jus de myrtille qui, selon certaines études, peut protéger contre les infections des voies urinaires.

Quels remèdes adoptés en cas de cystite?

Parmi les mesures générales à prendre en cas de cystite, il y a tout d’abord une bonne hydratation, c’est-à-dire boire environ 2 litres d’eau en 24 heures pour diluer et éliminer les germes présents dans la vessie.
Il est également très important de réguler l’intestin en recourant à une alimentation riche en déchets – notamment les fruits consommés en dehors des repas ou avant les repas – et, si nécessaire, à des laxatifs doux. La constipation favorise la multiplication des bactéries fécales qui sont la première source d’infection urinaire.
Les enzymes du lait par voie orale et vaginale peuvent également être utilisées. Il est important pour l’hygiène intime d’utiliser une toilette externe au pH acide (entre 3,5 et 4,5) et de s’essuyer de l’avant vers l’arrière et non l’inverse, en utilisant deux lingettes distinctes pour la zone génitale et anale, afin d’éviter la contamination par des bactéries fécales.
Pour de nombreuses femmes, le tourment de la cystite survient périodiquement après un rapport sexuel. La cause la plus fréquente est la sécheresse vaginale ou la difficulté de pénétration, un problème courant pendant la ménopause. Dans ces cas, les gels intimes à utiliser au moment du rapport sexuel ou les crèmes ou ovules à base d’estriol, un œstrogène faible à effet local seulement, capable de donner un plus grand trophisme aux muqueuses urogénitales.
Dans les cas plus graves, on peut toutefois introduire une prophylaxie à faible dose avec un désinfectant urinaire, pris en une seule fois tous les 15 jours pendant 3 à 6 mois, éventuellement associé à un acidifiant urinaire ou à la canneberge, un antiseptique urinaire naturel.